Les malversations de YASMINA BADDOU et FASSI FIHRI refont surface

Les affaires de malversation et de détournement de deniers publics dans lesquelles seraient impliqués l’ancienne ministre de la santé, Yasmina Baddou et son époux Ali Fassi Fihri, ont refait surface.

badoo-fihriLe parquet général aurait transmis cette semaine ce dossier brûlant, à la police judiciaire pour complément d’enquête, rapporte jeudi un quotidien national.

Outre l’origine et les moyens de transfert en France, d’une grosse somme d’argent ayant servi à l’acquisition d’un ou deux luxueux appartements dans des quartiers huppés à Paris, Yasmina Baddou, membre du bureau exécutif du parti de l’Istiqlal (PI), serait également soupçonnée de malversations dans l’achat par son département auprès d’un laboratoire suisse, de millions de vaccins jugés « inutiles », contre la grippe aviaire.

Pour sa défense, Yasmina Baddou qui clame son innocence, affirme qu’il s’agit plutôt d’une «machination politique» de ses détracteurs contre elle et son parti et ce à l’approche des prochaines échéances électorales prévues cet année au Maroc.

«Si les accusations portées à mon encontre concernant de prétendues malversations dans l’achat des vaccins contre la grippe A s’avèrent vraies, j’accepte la peine capitale», a soutenu l’ancienne ministre de la santé, dans une déclaration parue sur les colonnes du journal Assabah du vendredi 12 juin.

Idem pour son époux Ali Fassi Fihri, l’actuel directeur de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE) et ancien président de la Fédération marocaine de football (FRMF), devrait être entendu incessamment selon la même source, par la police judiciaire sur sa version des faits concernant les malversations relevées la cour des comptes dans l’un de ses précédents rapports.

Le patron de l’ONEE peu bavard contrairement à son épouse Yasmina, est soupçonné d’être impliqué dans la dilapidation de deniers publics à travers son office. Outre la Cour des comptes qui épinglé cet établissement public, Ali Fassi Fihri a été également pointé du doigt, à maintes reprises, par l’Instance nationale de protection des biens publics au Maroc (INPBM). Une affaire à suivre.

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