Energies propres : un soutien européen déterminant

La politique de développement des énergies propres au Maroc tient plus que jamais la route. Les accords signés avec l’Allemagne pour le financement de projets d’énergies solaire et éolienne, en sont l’illustration. Le montant de 445 millions d’euros aussi.

Centrale solaire thermodynamique

Une bonne partie de ces fonds ira à la centrale solaire thermodynamique d’Ouarzazate, au terme des accords de financement signés par le ministre de l’Economie et des finances, Mohammed Boussaid et l’Ambassadeur d’Allemagne au Maroc, Volkmar Wenzel. Les accords prévoient aussi le développement de projets structurels de gestion intégrée des ressources en eau et de dessalement d’eau de mer.
Le « Maroc occupe une place de choix parmi les partenaires de l’Allemagne », a déclaré le diplomate allemand. Cette déclaration vaut une reconnaissance quand on sait le rôle d’avant-garde de l’Allemagne dans la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Le sérieux de  l’ambitieux programme marocain se concrétise d’ores et déjà, avec la mise en service en 2015 de Noor I, pour un montant de plus de 600 millions d’euros.
Les accords passés avec Berlin interviennent quelques jours seulement après le soutien apporté par l’Union européenne au projet  Noor II de Ouarzazate. Bruxelles a déjà participé à la réalisation de Noor I pour plus de 30 millions d’euros. En tout, l’UE devrait injecter quelque 120 millions d’euros au programme solaire marocain à l’horizon 2020.
Parallèlement à la finalisation de la méga-centrale solaire avec capteurs cylindro-paraboliques d’Ouarzazate, le Maroc développe son Programme éolien intégré. Dans ce sens, l’entrée en exploitation commerciale du parc éolien de Tarfaya, la semaine dernière, a été saluée comme une grande avancée. Avec ses 131 éoliennes, le parc de Tarfaya est en mesure d’alimenter en électricité une ville de près d’un million et demi  d’habitants comme Marrakech.
Ce parc représente 15% de l’objectif éolien du Maroc à l’horizon 2020, qui se chiffre à 2.000 MW. Trois autres parcs éoliens sont programmés : Tanger II, Midelt et Jbel Lahdid qui viendront s’ajouter aux 300 MW de Tarfaya, le plus grand parc éolien en Afrique jusqu’à ce jour.
Cet enchaînement rapide donne davantage de visibilité au projet du Maroc en matière d’énergies propres et dont la production devrait atteindre 42% de l’énergie consommée à l’horizon 2020.
Johannes Hahn, le commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage en est convaincu. Les objectifs du Maroc sont « très ambitieux et l’Union européenne est décidée à le soutenir dans ce sens», a-t-il déclaré à l’occasion de la signature des accords de soutien, vendredi à Rabat.

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