Elections : Benkirane tente de reprendre les choses en main

benkirane-bonne-foiLe chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane va tenter de reprendre les choses en main en prévisions des élections communales, régionales et professionnelles de 2015.
Devant le refus du ministre «apolitique» de l’intérieur, Mohamed Hassad de lâcher du lest sur les volets organisationnels et techniques des prochaines échéances électorales, le chef de l’exécutif s’est enfin résolu à ouvrir une concertation avec les leaders des principaux partis politiques aussi bien de la majorité  (RNI, MP, PPS) que ceux de l’opposition (USFP, PAM, Istiqlal, UC). L’objectif escompté est de réunir un consensus autour des points de divergence concernant l’organisation et le suivi du déroulement du scrutin de juin 2015.
Des débats animés sont attendus à l’occasion de cette rencontre prévue ce jeudi en fin d’après-midi, au siège de la primature. De source partisane, on précise que les leaders des partis de la majorité et de l’opposition seront conviés à formuler leurs points de vue au sujet du mode de scrutin à retenir, du découpage électoral, du renouvellement ou de la révision des listes électorales, de l’organisation et de la surveillance des opérations de vote.
Les leaders des partis des deux camps, ajoute la même source, exigeront à cette occasion des garanties quant à la neutralité de l’administration et à plus de transparence et d’honnêteté tout au long du processus électoral.
Ces concertations interviennent à la veille du début de l’examen d’amendements des lois électorales par les deux chambres du parlement.
Elles interviennent aussi au lendemain de la menace de l’USFP et du PI de boycotter les prochaines élections. Les deux formations de l’opposition qui semblent vouloir faire cause commune, mettent en doute la bonne foi du chef du gouvernement, l’accusant d’agir de manière unilatérale et de vouloir imposer sa vision quant aux prochaines échéances électorales. Les directions des deux partis proposent comme issue, la mise en place d’une commission nationale indépendante pour superviser les prochaines élections.
D’autres partis soutiennent la suggestion du CNDH qui a appelé à l’adoption de la carte d’identité nationale au lieu de la carte d’électeur.
Les invités de Benkirane, estiment les observateurs, auront surement toutes les peines du monde à accorder leur violon. Les enjeux sont grands et les positions des uns et des autres, sont souvent diamétralement opposées.

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