2019, l’année des débâcles que les chefs du polisario veulent oublier

La satisfaction affrichée par Brahim Ghali après sa reconduction sans surprise à la tête du polisario, cache mal l’embarras qui l’obsède après la série de revers diplomatiques subis en 2019, y compris dans les Caraïbes et en Afrique australe, les fiefs traditionnels où le front séparatiste comptait le plus de soutiens.
La plus récente de ces débâcles a été l’ouverture, le 18 décembre, par les Comores de leur Consulat général à Laâyoune, déclenchant aussitôt une levée de boucliers du polisario et de l’Algérie.
Quelques jours plus tôt, la ministre des Affaires étrangères jamaïcaine, Kamina Johnson Smith, avait réitéré la décision de la Jamaïque de retirer sa reconnaissance à la rasd, l’entité purement théorique autoproclamée par le polisario avec le soutien de l’Algérie, et qui n’est reconnue ni par l’ONU, ni par aucune grande capitale dans le monde.
Aujourd’hui, la plupart des pays des Caraïbes ont changé de position sur la question du Sahara marocain et 11 pays sur 14 ne reconnaissent plus cette entité, confirmant l’effritement des soutiens du polisario dans cette région.
Cette décision de la Jamaïque intervient le jour même de l’annonce, par le Lesotho, de la suspension de toutes les décisions et déclarations antérieures sur le Sahara et l’entité fictive de la rasd, infligeant un nouveau coup dur au polisario dans une zone, l’Afrique australe, où il se considérait intouchable.
A présent qu’il a été adoubé au 15eme congrès avec la bénédiction des généraux algériens, Brahim Ghali et ses lieutenants savent qu’ils ont fort à faire pour contenir l’érosion du polisario, alors qu’ils font face à une contestation sans précédent à l’intérieur même des camps de Tindouf.

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