Dialogue social: Dernière ligne droite pour un accord

Le chef du gouvernement espère valider, ce jeudi, l’accord obtenu avec les principaux syndicats dans le cadre du dialogue social, même si la Confédération démocratique du travail (CDT) aurait exigé à la dernière minute, que la hausse des salaires prévue soit effective à partir du 1er mai plutôt qu’en juillet comme le propose l’Exécutif.
La revalorisation porte notamment sur une hausse des salaires des fonctionnaires allant de 400 à 500 dirhams selon les échelles, et l’augmentation de 10% du SMIG et du SMAG dans le privé.
Jeudi dernier, le porte-parole de l’Exécutif, Mustapha El Khalfi, avait annoncé que Saâd Dine El Otmani avait informé les membres du gouvernement qu’un accord, trouvé dans le cadre du dialogue social, était « en cours de finalisation et (que) ses résultats seront annoncés après sa signature ».
Sauf rebondissement de dernière minute, le gouvernement devait organiser, ce jeudi au siège de la primature, la cérémonie de signature de l’accord.
Pourtant, les négociations tripartites entre gouvernement, syndicats et patronat, qui ont duré des années, n’ont pas été faciles. Marquées par les blocages et les suspensions répétés, les tractations s’étaient enlisées dans l’insatisfaction des uns et la crispation des autres.
Elles devaient concilier à la fois les revendications sociales, notamment salariales, les contraintes des entreprises en termes de compétitivité et celles des équilibres budgétaires de l’Etat.
Aussi, s’il devait être avalisé ce jeudi, l’accord sera l’aboutissement de plusieurs compromis faits par les uns et les autres pour favoriser la paix sociale et des relations plus apaisées entre partenaires politiques, sociaux et économiques.

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