Pas de traitement de faveur pour les médecins !

Les récents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, visant à contenir les manifestations répétées du mouvement du 20 février, n’ont pas épargné les médecins. Rassemblés pour dénoncer leurs conditions de travail, ces derniers ont été dispersés de manière plutôt expéditive.  Si le mécontentement des médecins est accentué par le mouvement de contestation que vit le Maroc depuis quelques mois, leurs revendications, sont antérieures au « printemps arabe »  et donnent un aperçu des nombreux maux dont souffre encore le secteur de la santé au Maroc. Il faut ici rappeler que le salaire d’un médecin résident dans le public  tourne autour de 3000 dirhams et que celui-ci ne bénéficie même pas d’une…assurance maladie. Situation totalement ubuesque, notamment pour un métier où le risque de contamination est permanent.
Au vu des évolutions récentes, le secteur de la santé est indéniablement en crise. Crise dont l’issue est difficilement perceptible, notamment au regard des réponses qui ont jusque là été apportées, nettement insuffisantes, voire inappropriée. Des mesures d’urgence doivent par conséquent être rapidement mises en place et d’importantes réformes doivent être engagées pour permettre aux médecins d’exercer dans la dignité et de bénéficier d’un minimum de couverture santé afin de se prémunir contre els risques de contamination. Il faut dire que le bras de fer avec la ministre Yasmina Baddou est également exacerbé par le fait que le ministère a lancé des chantiers consommateurs de budget, tel le RAMED (couverture santé minium générale) ou la promotion des médicaments génériques. Or, les autorités semblent oublier que pour mettre en place toutes ces mesures, certes ambitieuses, il faut obligatoirement un ingrédient essentiel : le médecin. Ainsi,  Pour non seulement débloquer la situation actuelle mais à plus long terme, développer un secteur qui a pendant longtemps été négligé, des états généraux de la santé doivent être organisées dans les plus brefs délais

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