Implosion imminente au sommet de la HACA

haca-demissionLa Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) ne fait bonne mine en raison d’un bilan peu reluisant et d’une haute tension qui prévaut au sein de sa direction.
Au moins deux hauts responsables de la jeune institution s’apprêteraient à jeter l’éponge.
Tout récemment, une rixe a éclaté entre deux sages de la HACA, l’ex-membre du bureau politique du PAM, Khadija Elkour  et le socialiste Talaa Assoud Alatlassi. La prise de bec verbale entre les deux membres en présence de leur présidente, Amina Lemrini Elouahabi, s’est vite transformée en un affrontement au corps à corps, mettant en colère cette dernière qui a menacé tout simplement d’abandonner son poste.
De source concordante on apprend aussi qu’un autre dirigeant de la HACA, Jamal Eddine Naji qui occupe le poste de Directeur Général de la Communication audiovisuelle, aurait lui aussi l’intention de jeter l’éponge. Naji qui porte la double nationalité maroco-canadienne justifie sa décision de quitter la haute autorité de l’audiovisuelle, par ses absences répétées en raison de ses déplacements fréquents au Canada où réside le reste de sa petite famille.
La HACA se trouvait déjà dans le viseur du gouvernement de Benkirane  qui cherche à introduire des modifications dans ses structures en prélude aux prochaines échéances électorales (communales et régionales). Aux yeux des membres de l’exécutif issus du PJD, la HACA a prouvé qu’elle est en déphasage avec les orientations de la nouvelle Constitution.
Il y a à peine une semaine, le chef du gouvernement et secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane a remporté une petite victoire en justice contre la HACA. Le tribunal administratif  lui a donné raison concernant la non-diffusion des « Ihatat » (droit d’informer) à la Chambre des Conseillers. La retransmission télévisée du droit d’informer, qui précédait la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, avait été suspendue par le gouvernement avant que la HACA ne décide à la demande des Conseillers du PAM de la réhabiliter.
Mais ce n’est là qu’une manche de la dure bataille que livrent le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane et son ministre de la communication, Mustapha El Khalfi aux organes de la communication audiovisuelle qui semblent les déranger et échappent au contrôle de l’exécutif, comme c’est le cas la SNRT et plus particulièrement de la chaîne télévision 2M et son indétrônable directrice de l’information, Samira Sitaïl qui donne à El Khalfi du fil à retordre.
D’ailleurs le PJD n’est pas le seul à se bousculer au portillon pour mettre main basse sur les organes de la communication audiovisuelle. Chacun des grands partis qui meublent le paysage politique national, aimerait bien s’accaparer le contrôle des chaînes de télévision nationales à des fins politiciennes et électoralistes.

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