Karim Zaz se savait dans le collimateur

karim-zazBien avant sa convocation par la BNPJ, Karim Zaz se savait dans le collimateur de la justice. Les craintes de l’ancien patron de Wana avaient commencé à poindre début 2013. A cette date, le français Frédérique Debord, son successeur à la tête de l’opérateur télécoms, devenu Inwi, laisse fuiter des soupçons sur le détournement de trafic de télécommunications internationales.
A présent, avec Karim Zaz ce sont une dizaine d’autres personnes qui sont concernées par l’enquête judiciaire. L’affaire porte sur le détournement par le biais de techniques sophistiquées, d’appels internationaux. Cela aurait causé des pertes pour les opérateurs télécoms de 10 millions de DH. L’inculpation officielle de Karim Zaz signerait la descente aux enfers de cet ancien enfant choyé des technologies numériques. Au début des années 90, Karim fraîchement diplômé de l’école polytechnique et de l’École nationale supérieure des Télécoms de Paris, était rentré au pays. Les portes s’ouvraient devant lui comme par enchantement et le jeune Karim montait ses propres start-up tout en occupant d’importants postes dans le secteur public. En 2000, il crée Maroc Connect, filiale du Fournisseur d’Accès Internet (FAI) français Wanadoo et devient le premier FAI en Afrique du Nord.
Pourtant en 2008, la chance allait commencer à tourner avec la transformation de Maroc Connect en Wana. Le service de téléphonie mobile Bayn est plombé par les pertes successives. Le départ de Zaz de Wana était devenu inévitable. C’est ce qui s’est produit en 2009, et depuis  cette date, Karim Zaz n’a plus fait parler de lui jusqu’à ce qu’il soit  rattrapé par la justice.

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