Soulagement et prudence après la mort de Abou Bakr al-Baghdadi

Si l’annonce dimanche de la mort du chef de l’organisation terroriste « État islamique » Abou Bakr al-Baghdadi a été accueillie avec soulagement à travers le monde, les spécialistes estiment toutefois que l’idéologie de Daech n’est pas pour autant finie.

Dimanche, le président Donald Trump avait annoncé que Abou Bakr al-Baghdadi avait été tué dans une opération menée par un commando américain héliporté dans le nord de la Syrie, et que l’EI avait été décapitée.

Mais pour les spécialistes des mouvements djihadistes, Daech devrait probablement annoncer un successeur au chef terroriste tué afin d’entretenir la flemme de « l’État Islamique » et maintenir la mobilisation des cellules clandestines.

Même décapitée et vaincue dans ses fiefs en Irak et en Syrie, l’organisation djihadiste a constamment réussi à réapparaître dans des attentats et attaques terroristes au Moyen orient comme au Sahel, en Asie ou en Europe, analysent les spécialistes.

Pour autant, l’opération secrète menée par les américains pour liquider al-Baghdadi a de quoi inquiéter le futur chef de « l’État Islamique ». Désormais, les chefs de l’organisation terroriste savent qu’ils seront toujours traqués par les américains et que leur sort ne sera pas différent de celui de Abou Bakr al-Baghdadi ou, avant lui, le Jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui, tué en 2006.

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