UA- Casablanca: Comment protéger 22 millions de déplacés en Afrique

Comment préserver les droits des réfugiés, des rapatriés et des déplacés internes en Afrique, qui compte 22 millions de déplacés, soit un tiers des déplacés recensés dans le monde en 2018, est la question essentielle que ce sont posés les participants à l’atelier consultatif de l’Union Africaine qui s’est ouvert lundi à Casablanca.

La participation de la société civile à l’intégration socio-économique de ces populations déplacées et un cadre juridique et institutionnel continental pour leur protection ont été des axes consensuels de cet atelier.

Une rencontre initiée par la Direction des Citoyens et de la Diaspora (CIDO) et le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC/UA), en partenariat avec l’Association Internationale Clé de la Paix pour le Développement et la Solidarité.

Pour Abozer El Mana, président de l’ECOSOCC, cette rencontre de deux jours permet l’échange des meilleures pratiques et des leçons apprises dans les pays africains accueillant des réfugiés. Il a cité des exemples réussis de protection des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées, à travers notamment l’éducation et la formation professionnelle qui permet leur intégration socio-économique.

Hakima Fasli, adjointe au maire de Casablanca, chargée de la coopération internationale, a parlé de l’importance que le Maroc accorde à la question des réfugiés, d’autant plus que la ville de Casablanca qui accueille cette rencontre, est devenue un carrefour de toutes sortes de migrations.

Experts et spécialistes d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis participant à cet atelier, cherchent à sensibiliser aux stratégies de l’Agenda 2063 de l’UA, y compris ce thème de l’année 2019.

L’Atelier mettra aussi l’accent sur l’Agenda Africain pour la Migration, soumis par le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Leader sur la question de la Migration, à la 32ème Session Ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA, tenue en février 2019 à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Pour rappel, le Sommet de l’ONU sur la migration, qui s’était réuni en décembre 2018 à Marrakech, avait adopté le pacte mondial sur la migration.

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