Tindouf: Le polisario durcit la répression contre ses opposants

La répression menée par le polisario contre ses opposants dans les camps de Tindouf s’est encore durcie, avec l’arrestation mardi de Fadel Braika, qui intervient au lendemain de l’enlèvement de Abba Bouzid, activiste de l’ «Initiative sahraouie pour le changement».

Ce dernier a été enlevé au moment où il manifestait devant la représentation du HCR au camp baptisé «Smara» par le mouvement séparatiste. Le sort réservé aux deux activistes et aux autres opposants arrêtés au cours des derniers jours, demeure inconnu jusqu’à présent.

Les familles, les défenseurs des droits humains et les opposants du polisario, exigent du chef du mouvement séparatiste, Brahim Ghali, de les libérer sans atermoiements. Car le seul tort de ces activistes est visiblement leurs critiques acerbes contre les dirigeants du polisario, en particulier sur les réseaux sociaux.

Parmi les griefs contre Brahim Ghali, son alignement machinal sur le régime algérien qui impose des conditions draconiennes aux déplacements des gens hors des camps.

Et avec l’influence grandissante des médias électroniques sur les jeunes dans les campements, Brahim Ghali arrive difficilement à contenir la contestation et les protestations répétitives des jeunes.

Ce sont ces dénis des droits les plus élémentaires à la libre expression et au déplacement dont sont victimes les populations sahraouies séquestrées dans ces camps, qui ont été dénoncés par la militante Touria Hmyene, devant le Comité des 24 des Nations-Unies, réuni à New York.

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