Durabilité de la pêche en Méditerranée: Ministres et professionnels réunis à Marrakech

La Conférence de haut niveau de la Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée (CGPM) sur les initiatives « MedFish4Ever » a entamé ses travaux, mercredi à Marrakech, avec la participation de plusieurs ministres, hauts responsables et professionnels du secteur dans les pays du pourtour méditerranéen.

Ce Conférence réunit les signataires de la Déclaration « MedFish4Ever » afin de faire le point sur les progrès réalisés, renouveler les engagements pris et faire avancer le dialogue en vue de garantir la durabilité environnementale, économique et sociale des pêches en Méditerranée sur le long terme.

La Déclaration « MedFish4Ever » destinée à lutter contre les menaces auxquelles les stocks de poisson font face en Méditerranée, a été signée en 2017 par 16 pays méditerranéens: Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Monaco, Monténégro, Maroc, Slovénie, Tunisie, Turquie ainsi que la Commission européenne.

Pour sa part, le Maroc a été primé mardi pour ses bonnes pratiques visant à contrecarrer les activités de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INDNR).

Cette récompense a été attribuée lors d’une cérémonie organisée en célébration de la Journée internationale de la lutte contre la pêche INDNR en présence du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, de ministres et de hauts responsables chargés du secteur de la pêche de plusieurs pays méditerranéens, du commissaire à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche de la Commission européenne, Karmenu Vella et des représentants d’ONG œuvrant dans le domaine de la protection de l’environnement.

Le Maroc a été récompensé dans la catégorie «Technologies de suivi visant à contrecarrer les activités de pêche INDNR», pour l’installation d’un système d’identification des barques nationales de la pêche artisanale par radiofréquence (RFID).

Car si des progrès ont été réalisés, il reste encore à faire pour garantir la durabilité des pêches en Méditerranée sur le long terme, selon la CGPM. Aujourd’hui, environ 250.000 personnes sont directement employées sur des bateaux de pêche et dans les chaînes d’approvisionnement à terre, selon un récent rapport.

Chaque année aussi, les flotte de pêche en Méditerranée capture environ 1 million de tonnes de poisson, mais ce chiffre a diminué jusqu’à 850.000 tonnes ces dix dernières années, alors que la Mare Nostrum est plus que jamais exposée aux risques de surpêche et de pollution.

C’est la raison pour laquelle cette Conférence de haut niveau met particulièrement l’accent sur la lutte contre la pêche INDNR qui compromet la mise en œuvre solide des plans de gestion nécessaires à la reconstitution des stocks, déplore la CGPM.

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