Sahara: Comment l’Algérie et le polisario veulent saboter le processus de Genève

C’est connu, l’Algérie avait participé à contrecœur à la table ronde de Genève sur le Sahara, aux côtés du Maroc, de la Mauritanie et du Front polisario, et elle vient de confirmer son hostilité à ce processus politique, fraîchement initié par l’Envoyé onusien Horst köhler, en commanditant des manœuvres au polisario dans le but évident de saboter ce fragile acquis.

La parade militaire organisée par le front séparatiste à la solde d’Alger dans la localité de Mhiriz, située dans la zone démilitarisée, s’inscrit dans cette nouvelle provocation. Avec son penchant délibérément   pompeux, Brahim Ghali a occupé le devant de la scène pour donner à cette piètre mise en scène une apparence de sérieux.

Quelques jours plus tôt, à l’instigation d’Alger, le polisario avait menacé (avant de se rétracter) les participants au rallye Monaco-Dakar Africa Eco Race qui traversaient le territoire marocain, mauritanien, puis sénagalais.

Outre le fait que ces agissements bellicistes tentent de saper les efforts du SG de l’ONU, Antonio Guterres, et de son envoyé personnel Horst Köhler, Alger cherche aussi à influencer la prochaine réunion du Conseil de sécurité, le 29 janvier sur le Sahara. Alors que ce même conseil l’avait désignée en tant que partie du conflit régional sur le Sahara et avait invité toutes les parties à faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis pour parvenir à un règlement politique de ce conflit régional.

Dans ses résolutions 2414 et 2440, adoptées en avril et octobre derniers, le Conseil de sécurité avait en effet enjoint au polisario de se retirer immédiatement de la région de Guerguarat, et des localités situées dans la zone tampon, à l’est du dispositif de défense marocain.

Ce climat de provocations régulièrement entretenu par l’Algérie et le polisario n’est ni plus ni moins qu’un défi au Conseil de sécurité, qui avait pourtant sommé le mouvement séparatiste de cesser les provocations auxquelles il se livrait dans la zone tampon instituée par l’accord de cessez-le-feu de 1991.

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