ONU: La 4è Commission soutient le processus politique et la résolution 2414 sur le Sahara

La 4è Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, a adopté, mercredi sans vote, une résolution réitérant son soutien au processus politique mené sous les auspices des Nations-Unies pour le règlement de la question du Sahara marocain, et appelé les Etats de la région à coopérer pleinement avec le Secrétaire général et son Envoyé personnel, et les uns avec les autres, pour parvenir à un règlement politique à ce différend régional.

La résolution appuie ainsi le processus politique basé sur les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, en vue de parvenir à une solution “politique juste, durable et mutuellement acceptable” à la question du Sahara marocain.

La Commission s’est également félicitée que les parties se soient engagées à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociation plus intensive, en prenant note des efforts consentis et des faits nouveaux survenus depuis 2006, assurant ainsi l’application des résolutions du Conseil de sécurité.

A cet égard, la résolution fait référence aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, qui ont consacré la prééminence de l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc, saluée par l’Organe exécutif et l’ensemble de la communauté internationale comme étant une initiative sérieuse et crédible pour le règlement définitif de ce différend régional.

Le texte soutient également les recommandations de la résolution 2414 adoptée le 27 avril 2018 par le Conseil de sécurité, qui appelle à faire des progrès dans la recherche d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara, qui repose sur le compromis.

Cette même résolution demande aussi aux Etats voisins d’apporter une contribution importante au processus politique et de s’engager davantage dans les négociations.

De son côté, L’Union européenne (UE) a réitéré devant la 4è Commission, son appel à l’enregistrement par le Haut Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés (HCR) de la population des camps de Tindouf, situés en territoire algérien, comme le demande le Conseil de sécurité.

Dans une déclaration au nom des pays de l’UE, le représentant de l’Autriche a également souligné que l’UE demeurait « inquiète » des implications du conflit du Sahara sur la sécurité et la coopération au niveau régional.