Environnement des affaires : label international pour le Maroc

C’est la consécration pour le climat d’affaires au Maroc. En une année, le Royaume a gagné 21 places d’un trait dans le rapport Doing Business 2012 dela Banquemondiale. Mieux, il a obtenu le précieux label international de « meilleur réformateur global pour 2012 ».

Ainsi, de la 115ème place occupée une année auparavant, le Royaume s’est hissé au 94ème rang dans une liste comprenant 183 pays. Le Doing Business de la Banque mondiale sert de référence aux investisseurs. Une sorte de tableau de bord comportant les divers indicateurs qui permettent d’évaluer les opportunités et les risques potentiels pour les investissements. La consécration marocaine a été obtenue dans certaines catégories, alors que dans d’autres du travail reste encore à faire. Côté positif, le pays a su améliorer les procédures administratives pour l’obtention d’un permis de construire. Grâce au guichet unique, les opérateurs peuvent désormais obtenir la fameuse autorisation une semaine plus tôt. Le pays a également réalisé une percée dans la facilitation des échanges commerciaux, arrivant au 43ème rang sur 183 pays. Il ne faut plus que 11 jours au lieu de 13 pour exporter un conteneur, et seulement 16 au lieu de 17 pour en importer un. Payer ses impôts et taxes est également devenu relativement plus aisé pour les opérateurs économiques, qui peuvent désormais le faire en quelques clics sur son PC. Mais d’autres défis restent à relever, en particulier sur le front de la justice et du financement. Les délais de résolution des litiges devant les tribunaux demeurent dissuasifs, de l’ordre de 510 jours en moyenne. L’accès au crédit aussi demeure un handicap en l’absence de réformes sérieuses dans ce domaine. Le Maroc ne doit pas non plus oublier qu’il est confronté à une forte concurrence dans son environnement arabe et africain. Il est certes devancé dans ce classement par plusieurs pays arabes, notamment l’Arabie Saoudite (12), les Emirats Arabes Unis (33),la Tunisie (46), mais il surclasse d’autres comme l’Egypte (110) et l’Algérie (148). Aussi, cette reconnaissance parla BM constitue-t-elle un signal fort adressé aux investisseurs étrangers aussi bien qu’aux opérateurs économiques locaux. Mais ce résultat n’est pas le fruit du hasard. C’est l’aboutissement d’un travail méthodique et structuré, qui a mis en synergie les efforts conjugués de l’administration publique et du secteur privé. Autant dire qu’après ce premier succès, il ne s’agit surtout pas de s’endormir sur ses lauriers.

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