Ouverture d’une enquête sur l’enregistrement d’une vidéo de Zefzafi dans sa prison

Hassan Matar, le procureur du roi à Casablanca a ordonné lundi une enquête sur la fuite d’une vidéo de Nasser Zafzafi, actuellement en détention dans la prison Oukacha à Casablanca.

Le procureur du roi a ordonné l’ouverture d’une enquête détaillée pour déterminer les circonstances entourant le tournage de la vidéo et les raisons de la publication.

La vidéo a été publiée lundi par Barlamane.com, un site Web qui a été au cœur d’une controverse après la publication de documents divulgués d’un rapport du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) au sujet de l’enquête du Conseil sur les allégations faites par plusieurs détenus du Rif qui ont dit qu’ils avaient été torturés par la police lors de leur arrestation et détention.
Dans cette vidéo, Zafzafi est vu montrant ses bras nus, les jambes, la poitrine et le dos.
La vidéo a été considérée par des partisans de Zafzafi comme une tentative de la part des auteurs de la vidéo de montrer que l’activiste détenu n’a pas été soumis à la torture.

La DGAPR réagit

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a affirmé dans un communiqué publié lundi que « La vidéo diffusée de Nasser Zefzafi, détenu sur fond des événements d’Al Hoceima à la prison locale Ain Sebaa 1, n’a pas été enregistrée dans cet établissement pénitentiaire ». Selon ce communiqué, la DGAPR a dénoncé « la diffusion, sur des sites payés par des parties prétendant la défense des droits de l’Homme, de l’idée que la vidéo a fait l’objet d’une fuite de l’intérieur de l’établissement ».
Après avoir visualisé la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la direction générale a précisé que « le détenu Nasser Zefzafi n’a jamais porté les vêtements apparus sur la vidéo, depuis qu’il a été placé à l’établissement pénitentiaire jusqu’à maintenant ».
En outre, « les caractéristiques matérielles du lieu où la vidéo a été enregistrée ne figurent dans aucune des salles de la prison locale Ain Sebaa 1 », insiste la DGAPR.

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